mercredi

180 minutes pour vivre

3 heures de corridor "humanitaire" par jour.

Reste 21 h par jour d'inhumanité.
Des enfants, des femmes, des civils comme on dit, juste des être humains en fait, qui ne demandent qu'à vivre, pourront alors continuer à se faire tuer.
Ils auront peut-être pu manger un peu de pain.
Peut-être, pour les blessés qui n'ont pas encore succombé à leurs blessures , auront-ils reçus quelques soins...
Puis ils pourront continuer à mourir sous les bombardements, sous les obus des chars. Le ventre un peu moins vide, les blessures un peu moins ouvertes.
Des femmes. Des enfants.
Des enfants.
3 heures par jour pour vivre, 21 heures pour risquer de mourir.

10 commentaires:

  1. Christine7/1/09 16:16

    T'es déprimé toi :-(
    Pense à aller faire les soldes !

    OK, je suis sortie ;-)

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  2. Ton billet fait écho à mes pensées lorsque j'ai entendu cette info aujourd'hui

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  3. Je ne compte plus les fois où j’ai détourné brusquement les yeux de mon écran, le souffle coupé, serrant les dents pour ne pas vomir…

    Ils ont des enfants ceux qui se congratulent, qui gloussent, qui paradent ?
    Je suis sûre qu’ils haussent les épaules et qu’ils banalisent avec philosophie...
    Quand on est qu’un petit on n’a pas d’autre solution, pour se croire plus grand et moins médiocres, que de hausser les épaulent et de philosopher avec mépris.

    J’ai l’espoir que nos enfants, eux, vont bien grandir et qu’ils leur donneront des leçons de "savoir vivre" et d’humanité...

    E.P

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  4. @ tous : c'est bien un blog pour crier en silence...
    @ Christine : mais oui, suis bête ;-)
    @ Fajua : chacun son tour Fajua.
    @ E.P. : L'espoir oui... parfois.

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  5. Ces enfants grandiront avec la haine d'Israël au coeur. Les extrêmes sont des alliés objectifs. L'attaque de l'Etat hébreu renforce in fine le terrorisme, mais elle est bonne électoralement.

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  6. Quand deux gosses se battent pour un carambar, la responsabilité et l’autorité de l’adulte est en premier lieu de faire cesser immédiatement et sans condition le conflit et ensuite, seulement, d’instaurer le dialogue et, au-delà, le travail éducatif.

    Tout éducateur qui se respecte sait que le dialogue est vain pendant le conflit, et il faut bien admettre qu’il n’y a actuellement aucune personne d'autorité digne de porter ce titre.

    http://www.dailymotion.com/video/x60yl5_le-massacre-de-jenin-en-palestine-f_news

    Encore plus que les faits qu'il évoque, ce document est très intéressant car il donne à voir des adultes devenus enfants trop tard et des enfants devenir des adultes trop tôt.

    Cette « confusion des genres » n’est certainement pas fortuite quand quelques adultes plus infantiles que les autres se posent en prétendues autorités pour créer le conflit, l’entretenir et s’approprier le carambar.

    Autrement dit, c’est toujours ce vieil adage : À qui profite le crime ?

    E.P

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  7. Le lien avec le texte tragique de Paul Moreira, j'allais le faire... Ces enfants, tellement terrifiés par la mort que ça les fait rire, ces gavroches sur les barricades, chantant "Je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire", quels adultes vont-ils devenir?

    Ils sont sur une ligne de crête, ils peuvent aussi bien basculer dans une nouvelle et honteuse barbarie que retrouver dans la douleur leur humanité profonde de citoyens du monde.

    Souhaitons leur, souhaitons nous la seconde voie.

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  8. texte édifiant et commentaires intéressants par leurdiversité. Merci GwenN, même si ça plombe bien correctement le moral.
    Des bises.

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